samedi 14 janvier 2012

né un 14 janvier : Jean Dutourd

1920 : Jean Dutourd, romancier, essayiste et académicien français († 17 janvier 2011).

Jean Gwenaël Dutourd, né le 14 janvier 1920 à Paris, où il meurt le 17 janvier 20111, est un romancier et essayiste français, membre de l'Académie française.


Jean Dutourd est né à Paris, le 14 janvier 1920, de François Dutourd, dentiste et d’Andrée Haas2. Il perd sa mère à l’âge de sept ans, est mobilisé à vingt ans, et fait prisonnier au bout de quinze jours de guerre. Il s’évade six semaines plus tard, revient à Paris et passe une licence de philosophie à la Sorbonne. Licence incomplète, car il ne parvient jamais à décrocher le certificat de psychologie. Il rencontre Gaston Bachelard à la Sorbonne : le philosophe est témoin de son mariage avec Camille Lemercier, le 22 mai 19423. Le couple aura deux enfants : Frédéric et Clara (décédée). En suite de quoi il entre dans la Résistance. Arrêté au début de 1944, il s’évade et participe à la libération de Paris.
Son premier ouvrage, Le Complexe de César, paraît en 1946 et obtient le prix Stendhal. Jean Dutourd est conseiller littéraire au sein de la maison Gallimard de 1950 à 1966. Il est aussi éditorialiste et succède à Paul Gordeaux comme critique dramatique au quotidien France Soir. Il tient une chronique hebdomadaire d’un quart d’heure sur Radio Courtoisie, de son éviction de France Soir en 1999 jusqu’en 2007.


Il est longtemps intervenu presque quotidiennement au cours de l’émission Les Grosses Têtes, sur RTL, présentée par Philippe Bouvard. À partir de 2001, il répond tous les jours par téléphone à deux questions posées par Philippe Bouvard et, une fois dans l’année, se rend à l’émission en qualité d’invité d’honneur. Il arrête sa participation quotidienne à l’émission en septembre 2008.

De sensibilité monarchiste, Jean Dutourd est membre du comité de soutien du mouvement L'Unité capétienne, où l’on trouve les noms de Marcel JullianAndré CastelotGonzague Saint-BrisReynald Secher ou encoreGeorges Bordonove. Il se présente sous les couleurs de l’Union démocratique du travail (mouvement des Gaullistes de gauche) aux élections législatives de 1967, dans la circonscription de Rambouillet mais est battu par la députée sortante, la radicale Jacqueline Thome-Patenôtre. Par la suite, il s’affirmera et sera reconnu comme un homme de droite.
Le 14 juillet 1978, il a été la cible d’un attentat qui détruisit son appartement parisien, sans faire de victime.
Jean Dutourd est élu à l’Académie française, au fauteuil de Jacques Rueff, le 30 novembre 1978 (fauteuil 31). Il est membre du Club des Ronchons. Il est également élu à l’Académie nationale des Sciences, Belles-lettres et Arts de Bordeaux, où il est reçu le 8 mai 1989.
Il est influencé par le duc de Saint-SimonStendhal et Jean Giono3.
De 1987 à 2007, Jean Dutourd a assuré une chronique hebdomadaire sur Radio Courtoisie.

Il préside jusqu’en 2009 l’association Défense de la langue française (AG du 28/03/09) : c’est son confrère de l’Académie, Angelo Rinaldi, qui le remplace.
Il est membre du département de langues et de littérature de l’Académie serbe des sciences et des arts4.
Il meurt le 17 janvier 2011 à 91 ans. Ses obsèques se déroulent le 21 janvier 2011, en l'église de Saint-Germain-des-Prés à Paris, puis au cimetière du Montparnasse5. Y assistent notamment Philippe Bouvard, de nombreux académiciens, dont les écrivains Alain Decaux et Max Gallo, et l'historienne Hélène Carrère d’Encausse. L’éditeur Raphaël Sorin, l'avocat Paul Lombard, les hommes politiques Charles Millon et Jean Tiberi ont également assisté à la cérémonie6.
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1946 : Prix Stendhal, pour Le Complexe de César
  • 1950 : Prix Courteline, pour Une tête de chien
  • 1952 : Prix Interallié, pour Au Bon Beurre
  • 1961 : Prix Prince Pierre de Monaco, pour l'ensemble de son œuvre
  • 2001 : Prix Saint-Simon, pour Jeannot, mémoires d'un enfant
  • 2005 : Grand Prix Catholique de Littérature, pour Journal intime d'un mort

Bibliographie
  • 1946 : Le Complexe de César, essai (Gallimard)
  • 1947 : Le Déjeuner du lundi, roman (Robert Laffont)
  • 1947 : Galère, poèmes (Éditions des Granges-Vieilles)
  • 1948 : L'Arbre, théâtre (Gallimard)
  • 1950 : Le Petit Don Juan, traité de la séduction (Robert Laffont)
  • 1950 : Une tête de chien, roman (Gallimard)
  • Détails sur le produit 1952 : Au bon beurre, scènes de la vie sous l'Occupation, roman (Gallimard) -  La débâcle de 1940, l’Occupation allemande, la Résistance, la collaboration… Cette période sombre est aussi une période assez floue pour ceux qui ne l’ont pas vécue. La Seconde Guerre mondiale observée en direct à travers les agissements quotidiens d’une brochette de civils qui se trouvent pris dans ses drames et s’y démènent comme ils peuvent : tout y est, la peur, la honte, le comique, le tragique, le répugnant et même l’héroïsme. C’est un tableau d’époque allègrement brossé par un maître contemporain, lequel, pour la réédition illustrée de ce roman célèbre, s’est adjoint les talents de Philippe Dumas, artiste frère et âme soeur.
    « Je ne devrais pas faire cet aveu qui trahit mon grand âge : je me souviens très bien de la guerre de 40 et de l’Occupation. C’est d’ailleurs l’une des nombreuses raisons pour lesquelles Au Bon Beurre, lu à l’âge de 14 ans, m’a tant séduit et tant marqué. Mon premier roman pour adultes. Il me parlait d’un temps qui avait été le mien aussi et mettait en scène des personnages que j’aurais pu connaître.
    Ses pages ne racontaient pas d’histoires, elles racontaient mon histoire, celle que j’avais vécue à ma modeste place d’enfant. Plus tard, j’appris que l’auteur, sous la merveilleuse gaieté de son style, était un authentique héros, qui avait couru lui-même de vrais dangers, et pouvait donc se payer le luxe de l’indulgence envers les faux résistants.
    Une autre raison qui m’attache à ce livre tient à ce que c’est un grand livre. Sur certains aspects particuliers de cette période tragique, il est un ouvrage de référence, avec cet avantage qu’on s’y amuse énormément. Je suis persuadé qu’on le lira encore dans un siècle, sauf extinction totale de la race des lecteurs. D’où la joie que j’éprouve à y avoir ajouté ces dessins directement puisés dans ma mémoire, et mon orgueil de penser que j’accompagne ainsi un chef-d’oeuvre en route vers la postérité. » Philippe Dumas
  • 1955 : Doucin, roman (Gallimard)
  • 1956 : Les Taxis de la Marne, essai (Gallimard)
  • 1958 : Le Fond et la Forme, essai alphabétique sur la morale et sur le style, tome I (Gallimard)
  • 1959 : Les Dupes, contes (Gallimard)
  • 1959 : L'Âme sensible, essai (Gallimard)
  • 1960 : Le Fond et la Forme, tome II (Gallimard)
  • 1963 : Rivarol, essai et choix de textes (Mercure de France)
  • 1963 : Les Horreurs de l'amour, roman (Gallimard)
  • 1964 : La Fin des Peaux-Rouges, moralités (Gallimard)
  • 1965 : Le Fond et la Forme, tome III (Gallimard)
  • 1965 : Le Demi-Solde (Gallimard)
  • 1967 : Pluche ou l'Amour de l'art, roman (Flammarion)
  • 1969 : Petit Journal, 1965-1966 (Julliard)
  • 1970 : L'École des jocrisses, essai (Flammarion)
  • 1971 : Le Crépuscule des loups, moralités (Flammarion)
  • 1971 : Le Paradoxe du critique, essai (Flammarion)
  • 1971 : Le Paradoxe du critique, suivi de Sept Saisons, critique dramatique (Flammarion)
  • 1972 : Le Printemps de la vie, roman (Flammarion)
  • 1973 : Carnet d'un émigré (Flammarion)
  • 1976 : 2024, roman (Flammarion)
  • 1977 : Mascareigne, roman (Julliard)
  • 1977 : Cinq ans chez les sauvages, essai (Flammarion)
  • 1978 : Les Matinées de Chaillot, essai (S.P.L.)
  • 1978 : Les Choses comme elles sont, entretiens (Stock)
  • 1979 : Œuvres complètes, tome I (Flammarion)
  • 1980 : Le Bonheur et autres idées, essai (Flammarion)
  • 1980 : Discours de réception à l'Académie française (Flammarion)
  • 1980 : Mémoires de Mary Watson, roman (Flammarion)
  • 1981 : Un ami qui vous veut du bien (Flammarion)
  • 1982 : De la France considérée comme une maladie (Flammarion)
  • 1983 : Henri ou l'Éducation nationale, roman (Flammarion)
  • 1983 : Le Socialisme à tête de linotte (Flammarion)
  • 1984 : Œuvres complètes, tome II (Flammarion)
  • 1984 : Le Septennat des vaches maigres (Flammarion)
  • 1985 : Le Mauvais Esprit, entretiens avec J.-E. Hallier (Orban)
  • 1985 : La Gauche la plus bête du monde (Flammarion)
  • 1986 : Contre les dégoûts de la vie (Flammarion)
  • 1986 : Le Spectre de la rose (Flammarion)
  • 1987 : Le Séminaire de Bordeaux, roman (Flammarion)
  • 1989 : Ça bouge dans le prêt-à-porter (Flammarion)
  • 1990 : Conversation avec le Général (Flammarion)
  • 1990 : Les Pensées (Éditions du Cherche-Midi)
  • 1990 : Loin d'Édimbourg (Éditions de Fallois)
  • 1991 : Portraits de femmes, roman (Flammarion)
  • 1992 : Vers de circonstance (Éditions du Cherche-Midi)
  • 1993 : L'Assassin, roman (Flammarion)
  • 1994 : Domaine public (Flammarion)
  • 1994 : Le Vieil Homme et la France (Flammarion)
  • 1995 : Le Septième Jour, récits des temps bibliques (Flammarion)
  • 1996 : Le Feld-Maréchal von Bonaparteuchronie (Flammarion)
  • 1996 : Scènes de genre et tableaux d'époque (Guy Trédaniel)
  • 1997 : Trilogie française (Le Séminaire de BordeauxPortraits de femmesL'Assassin) (Flammarion)
  • 1997 : Scandale de la vertu (Éditions de Fallois)
  • 1997 : Journal des années de peste, 1986-1991 (Plon)
  • 1998 : Grand chelem à cœur (Éditions du Rocher)
  • 1999 : À la recherche du français perdu (Plon)
  • 2000 : Jeannot : mémoires d'un enfant, souvenirs (Plon)
  • 2001 : Le Siècle des lumières éteintes (Plon)
  • 2003 : Les cinq à sept de Fernand Doucin (Plon)
  • 2004 : Journal intime d'un mort (Plon)
  • 2006 : Les perles et les cochons (Plon) (ISBN 978-2259204217)
  • 2007 : Leporello (Plon) (ISBN 2259206050)
  • 2008 : La grenade et le suppositoire (Plon) (ISBN 9782259208000)
  • 2009 : La chose écrite (Flammarion)
  • Détails sur le produit Dans  Domaine public , Jean Dutourd oublie ses contemporains en relisant les auteurs du passé : " Celui qui a pour principale lecture celle des auteurs morts n'a pour amis, voire pour interlocuteurs, que des hommes supérieurs. " Il jubile avec La Vie de Rancé, de Chateaubriand : " C'est mystérieux et savant comme les derniers quatuors de Beethoven. " Il salue Paul-Jean Toulet, à propos des Oeuvres complètes : " Il "enfonce" Gide, Valéry, et quelques autres mastodontes. " Il se réjouit en plongeant dans le journal de Boswell. Et réagit pareillement en ouvrant l'édition en trois volumes du Journal littéraire de Léautaud, Volupté de Sainte-Beuve, les romans de Kipling, la Vie de Rossini de Stendhal, Gobineau, Maurice Sachs, Conan Doyle, Vialatte ou Bernanos. On oublie trop souvent que Dutourd, célèbre pour sa causticité et ses tableaux de moeurs, a écrit l'un des plus beaux livres de critique littéraire du siècle, L'Ame sensible. Avec Domaine public, qui prend la suite d'un autre recueil de chroniques littéraires, Contre les dégoûts de la vie, il instruit, amuse et régale son lecteur. C'est un merveilleux professeur qui donne envie de partager ses plaisirs.

source principale : wikipédia

aucun livre lu... 
seul souvenir, le film "au bon beurre"...

j'ignore encore si je tenterai de découvrir... pour ça il faudrait que je tombe sur l'un de ses livres chez mon bouquiniste... donc, question de hasard.


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