mercredi 11 janvier 2012

né un 11 janvier : Alan Paton,

1903 : Alan Paton, écrivain sud-africain († 12 avril 1988).


Alan Stewart Paton (11 janvier 1903 – 12 avril 1988) est un écrivain et un homme politique sud-africain, fondateur du parti libéral d'Afrique du Sud.
Il est né dans la province du Natal, aujourd'hui appelée KwaZulu-Natal. Sa famille descendait des colons anglais en Afrique du Sud. Ses parents appartenaient à la communauté religieuse protestante des christadelphians. Alan Paton obtint à l'université du Natal une licence de sciences ainsi qu'un diplôme d'enseignement.
Il devint enseignant en lycée, puis, de 1935 à 1948, proviseur d'un centre de rééducation pour mineurs délinquants. Il y introduisit des réformes progressistes en assouplissant les conditions de vie et en proposant toutes sortes de permissions en cas de bonne conduite : dortoirs plus ouverts, autorisation de travail hors du centre. Il autorisa aussi l'hébergement dans des familles d'accueil avec contrôle par l'institution.

Alan Paton voulut s'engager lors de la Seconde Guerre mondiale mais fut réformé. Il décida alors de voyager, à ses propres frais, pour découvrir les systèmes éducatifs étrangers et tout particulièrement leurs centres de rééducation. Il visita ainsi une partie de l'Europe et les États-Unis. Lors de son passage en Norvège, il commença à écrire son premier roman, Pleure, ô pays bien-aimé. Il en finit l'écriture fin 1946 à San Francisco, où il rencontra également son éditeur.
Rentré au pays en 1947, il fonda en 1953 le parti libéral sud-africain qui militait pacifiquement contre l'apartheid fraîchement instauré. Il en resta président jusqu'à sa dissolution en 1968, la loi interdisant alors les partis multi-raciaux.
Il prit sa retraite à Botha's Hill, dans sa province natale, où il mourut le 12 avril 1988.

Bibliographie

Pleure, ô pays bien-aimé est un roman de l'écrivain sud-africain Alan Paton, publié en 1948. Contemporain des débuts de l'apartheid en Afrique du Sud, il dénonce la ségrégation raciale dont sont alors victimes les Noirs.
Il a été adapté à plusieurs reprises, sous le même titre, au cinéma, en 1951 par Zoltan Korda et en 1995 par Darrell Roodt, et en film repris d'une adaptation théâtrale en "tragédie musicale" par Kurt Weill et Maxwell Anderson, sous le titre Lost in the Stars), en 1974 par Daniel Mann.

 rongé...


Le Révérend Stephen Koumalo, pasteur noir d'un petit village d'Afrique du Sud, a plusieurs parents à Johannesburg: son frère John, le menuisier, sa sueur cadette, Gertrude, partie avec son petit garçon à la recherche de son mari, et son fils unique, Absalon. Sur la foi d'une lettre qui l'appelle auprès de Gertrude, Koumalo se rend à Johannesburg et découvre la réalité brutale de l'apartheid, de la misère et de la déchéance qui règnent parmi les Noirs transplantés dans la grande ville.

Son frère John est devenu un homme politique en vue, luttant pour la libération de ses compagnons de race. Gertrude mène une vie dissolue, à la limite de la prostitution.


De longues et pénibles recherches conduisent enfin Koumalo jusqu'à son fils Absalon. Pour avoir tué, lors d'un cambriolage, celui-ci attend son jugement dans un pénitencier. Au terme d'un pèlerinage aux sources de la détresse et de l'injustice, le pasteur rentrera au village, n'emmenant ni John, ni Gertrude mais seulement la femme de son fils, dont l'exécution est imminente. 

Témoignage émouvant sur les rapports entre la minorité blanche et la majorité opprimée des gens de couleur, l'oeuvre d'Alun Paton a parfois été considérée comme La Case de l'Oncle Tom de l'Afrique du Sud.

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